La période post-angkorienne de l'histoire du Cambodge s'étend du 15e siècle jusqu'au 19e siècle. Après le déclin et l'abandon progressif d'Angkor, la capitale de l'Empire khmer, le pouvoir politique au Cambodge est devenu fragmenté et dispersé entre diverses principautés indépendantes.

Durant cette période, le pays a connu des périodes d'instabilité politique, de conflits internes et d'invasions étrangères. Les principautés khmères étaient souvent en guerre les unes contre les autres, se disputant le contrôle des territoires et des ressources. En même temps, des empires voisins comme le Siam (actuelle Thaïlande) et le Vietnam ont cherché à étendre leur influence et leur contrôle sur les régions frontalières du Cambodge.

Les principautés khmères post-angkoriennes ont suivi différents systèmes politiques et ont parfois été vassales de puissances étrangères. Ces principautés étaient principalement gouvernées par des familles royales locales qui tentaient de maintenir leur autonomie et leur indépendance tout en essayant de préserver la culture et l'identité khmères.

Cependant, leur situation de fragmentation politique a rendu le Cambodge vulnérable aux intérêts des puissances régionales. Le pays était souvent pris au milieu des rivalités et des tensions entre les empires siamois et vietnamiens, qui cherchaient à tirer profit des divisions internes du Cambodge pour étendre leur influence.

Au cours de cette période, le bouddhisme jouait un rôle essentiel dans la vie culturelle et spirituelle du peuple khmer. Des temples et des monastères ont été construits, témoignant de la persistance de la tradition religieuse khmère malgré les troubles politiques.

La période post-angkorienne a représenté une ère de transition et de reconfiguration politique pour le Cambodge, caractérisée par des conflits incessants et une fragmentation du pouvoir. Cette période a finalement pris fin avec la colonisation française au 19e siècle, qui a marqué une nouvelle phase de l'histoire cambodgienne.